ESOTERISME

Astrologie

Le dodécaèdre en argent trouvé à Saint-Pierre de GENEVE daté du 4ème siècle, ce dé romain en forme de dodécaèdre a été mis à jour lors d’une récente campagne archéologique de fouilles entreprise à l’occasion de la dernière restauration de la cathédrale de Saint-Pierre à Genève. Les douze faces pentagonales en argent portent les douze signes du Zodiaque. Les inscriptions indiquent un rapport avec l’astrologie et l’astronomie. Rempli de plomb, ce dé pèse 297gr.

La figure montre le dé tel qu’il fut découvert.

La figure montre un éclaté des différentes faces et leurs inscriptions

 

Jeu divinatoire

 L’utilisation d’un dé en dodécaèdre impose une table annexe à douze rubriques. Les fouilles de la ville romaine de Tebessa en Algérie ont livré une mosaïque dont la bordure est partagée en douze cases repérées par des chiffres ne se suivant pas, ce qui renforce l’idée d’un usage divinatoire. Le jeu du dé dodécaédral devait indiquer la case désignée au joueur par le sort. On connaît aussi, de ces époques, des listes de questions et de réponses types groupées par séries de douze, que l’on parcourait en s’aidant des nombres indiqués par le dodécaèdre. Un de ces recueils, mis sous le nom de l’Egyptien Astrampsychos, se réfère explicitement à Pythagore. Ce mode de divination se poursuivit pendant le Moyen Age, malgré les interdits de l’église.

Le dodéchédron

Le jeu du Dodéchédron de Fortune fit fureur à la Renaissance comme en témoigne la multiplicité des éditions du recueil associé de questions et de réponses. Chacune des douze listes de douze questions se rapporte à un thème général: naissance, victoire, amitié, etc. En combinant sur la table adéquate les nombres relatifs à la question posée avec le nombre fourni par le jet du dé, on est renvoyé à l’une des cent quarante quatre pages où figurent deux mille sept cent vingt huit (douze fois cent quarante quatre) réponses. Le numéro de la question posée constitue la seconde clé qui définit la réponse dévoilée par le sort. La rédaction des réponses a été établie en accord avec le symbolisme (unité, imperfection, perfection, mesure, etc.) du numéro (un, deux trois, quatre, etc.) qu’elle porte.

La Bibliothèque nationale française conserve en manuscrit un dodéchédro, ou livre des sorts, malheureusement incomplet, qui appartint à Etienne Charmoy, apothicaire de Louis XI. Il fallait que ce livre représente une bien grande valeur car "ledit Charmoy l’acquit de Maître Pierre d’Espagnol, au prix [considérable] quatre écus d’or plus, en nature, six écus de remèdes".

PRINCIPE ADOPTE PAR LES ROSICRUCIENS

Il existe une énergie divine, originelle, qui active l’homme à travers la création afin qu’il retourne à l’unité avec la source divine. "Si une chose veut se concrétiser, elle doit d’abord exister, tout au moins sous forme de potentialité et de valeurs présentes".

(Les Noces Alchimiques de Christian Rose-Croix. J. van Rijckenborgh, Rozenkruis Pers, Haarlem, Pays-Bas, 1989.)

Lorsque l’énergie originelle de ce qui n’a pas encore de forme pénètre la première dimension, apparaît une ligne.

La phase suivante est celle des deux dimensions : la surface.

La troisième, celle des trois dimensions : l’espace, etc... Espace et temps sont les parties d’un système comportant sept axes, dont nous utilisons trois pour déterminer l’espace, et une pour donner forme au concept de temps, en réalité, sept dimensions existent simultanément, mais la conscience humaine ne peut s’exprimer qu’en trois dimensions, donc, est incapable de se représenter les autres dimensions.