Quand on parle géométrie on parle grec.

Apprenons à compter! Les Grecs n'utilisaient pas le zéro en arithmétique. Le zéro a été introduit au moyen âge, dans notre civilisation, par les mathématiciens arabes. Les Grecs avaient bien sûr la notion d'absence, de manque. On peut dire qu'il n'y a pas de pomme ou qu'il n'y a plus d'œuf, sans parler de zéro pomme ou de zéro œuf. Mais ils avaient un symbole pour marquer le "rien".

 
 
10
déca
20
icosa
1
mono
11
hendéca
21
icosakaiéna
2
di
12
dodéca
22
icosakaidi
3
tri
13
triskaidéca
23
icosakaitri
4
tétra
14
tétrakaidéca
24
icosakaitétra
5
penta
15
pentakaidéca
25
icosakaipenta
6
hexa
16
hexakaidéca
26
icosakaihexa
7
hepta
17
heptakaidéca
27
icosakaihepta
8
octa
18
octakaidéca
28
icosakaiocta
9
ennéa
19
ennéakaidéca
29
icosakaiennéa

"kai" ↔ "plus"         "conta" ↔ "dizaine"
triaconta = 30     tetraconta = 40     pentaconta = 50     hexaconta = 60     heptaconta = 70
octaconta = 80     enneaconta = 90     hecta = 100     chilia = 1000     myria = 10000
triacontakaiennea ↔ 3 dizaines + 9 unités ↔ 39
Par exemple en géométrie, un icosidodécaèdre se traduit par (20, 12)-èdre car il a 20 faces d'un type et 12 d'une autre.
On peut aussi l'appeler un triacontakaidièdre car il a 32 faces au total.

VOCABULAIRE

Une fois que vous savez compter, il faut ajouter un terme indiquant le type d'objet que vous comptez.
Ainsi pour des formes planes on utilise la racine GONE. Le "gone a une étymologie intéressante. Il dérive du grec "gonu" qui signifie "angle" et qui a donné "genu" en latin, "genou" en français et aussi "knee" en anglais et en allemand.

3 → trigone (triangle)
4 → tétragone (quadrilatère)
5 → pentagone
6 → hexagone
7 → heptagone
8 → octogone
9 → ennéagone
10 → décagone
11 → hendécagone
12 → dodécagone
13 → trisaidécagone
8 → hectogone, hectatontagone
1000 → chiliagone
10000 → myriagone
 

Pour les formes tridimensionnelles, on utilise la racine EDRE qui signifie base, face, socle, siège, assise. Ainsi une "cathédrale" est un édifice qui contient une "cathèdre", un siège dans lequel peut s'asseoir une évêque pour fair l'imposition des mains ("cata" = en bas (comme dans catacombe), "èdre" = siège). Comme un polygone à plusieurs côtés, un polyèdre a plusieurs faces.

"rhombi" pour indiquer que certaines faces sont des losanges (rhombes). Toutes les faces d'un rhomboèdre sont des losanges. Rappelons qu'un carré est un losange dont les 4 côtés sont à angle droit.

Le terme "kis" se réfère au procédé qui consiste à tirer sur le centre de chacunes des faces d'un volume de créér de nouveau sommets. Il est possible de diviser un polygone en autant de triangles que de côtés. En tirant au point de regroupement de ces triangles nous allons transformé un polygone en pyramide.
Un préfixe indique généralement le nombre de faces du polygone d'origine et précède généralement le "kis".
Par exemple, un tétrakis hexaèdre dérive du cube (héxaèdre) en divisant chaque face carré en 4 triangles isocèles pour en faire des pyramides à base carré.
De même dans un pentakis dodécaèdre chaque face pentagonale du dodécaèdre est remplacé par 5 triangles qui forment une pyramide à face pentagonale.