Tous les systèmes de numération viennent à l'origine de la nécessité de transmettre un nombre de pas pour aller quelque part.
Les autres mesures sont venues naturellement à partir des parties du corps.

  • La toise, du latin tendere, en français tendre, signifie l'étendue des bras, c'est à dire l'envergure du corps. Elle correspond à 6 pieds d'environ 30cm, 2 verges ou une aune et demie.
  • La coudée (du latin "cubitus") est une unité vielle de plusieurs milliers d'années (coudée de Nippour ou coudée royale en Egypte). Elle a comme base la longueur qui va de la pointe du coude à la pointe des doigts. Elle vaut 24 doigts ou 6 paumes ou un pied et demi soit environ 45cm.
  • L'aune vaut un peu moins de 1,20m. C'est la distance qui va d'une hanche à l'extrémité de la main opposée.
  • La paume largeur du plat de la main de la base de l'index à la base de l'auriculaire.
  • L'empan de la pointe du pouce à la pointe de l'annulaire main grande ouverte.
  • Le pouce la longueur du pouce, toujours utilisée dans le monde anglo-saxon dans sa version standardisée de 2,54cm.
  • La pied comme son nom l'indique, là aussi toujours utilisée dans le monde anglo-saxon dans sa version standardisée de 30,4801cm.
  • Le pas soit 2 enjambées, là aussi toujours utilisée dans le monde anglo-saxon, le yard, dans sa version standardisée de 91,44cm.

  • La ligne correspond, à peut près, à l'épaisseur de l'ongle soit 2,256mm. C'est l'unité type de la typographie et l'imprimerie.
    • 4 lignes dans un grain d'orge (1/9 de paume) 9,024mm
    • 9 lignes dans un doigt (1/4 de paume) 2,0304cm
    • 12 lignes dans un pouce (1/3 de paume) 2,7072cm
    • 34 lignes dans une paume 7,6704cm
    • 144 lignes dans un pied (4 paumes) 32,4864cm
    • 216 lignes dans une coudée (6 paumes) 48,7296cm
    • 864 lignes dans une toise (24 paumes) 194,9184cm
  • La perche ordinaire d'environ 20 pieds 6,496m
  • L'arpent du gaulois arepennem "portée de flèche" 10 perches
  • La lieue distance parcourue en une heure par un homme ou un cheval (1666 à 2200 toises)
  • Voici une partie des mesures de longueur utilisées en France sous l'ancien régime. Les unités de surface, de volume, monétaire,... étaient aussi liés au vivant.

    Toutes ces unités de mesure variaient d'un endroit à l'autre, voire d'un individu à l'autre. A l'époque on a perdu l'origine des mesures. N'oublions pas qu'à l'origine, le but était de communiquer.
    Les cahiers de doléances constitués pour les Etats Généraux de 1789 avaient souhaité une uniformisation de toutes ces unités.
    En Prairial an VI (juin 1798), Talleyrand, à la demande de l'Institut National, invite les nations alliées et neutres à participer à la détermination des étalons définitifs.
    Les mesures de l'arc du méridien terrestre par Delambre et Méchain, conduisent à fixer pour le mètre définitif "une longueur de 3 pieds 11,296 lignes de la Toise de l'Académie" (soit 0,513074 de l'étalon Toise de l'Académie). C'est comme nous le connaissons la quarante millionième partie de la circonférence terrestre moyenne. Le définition a changé au court du temps pour devenir de plus en plus impersonnelle. L'inconvénient est que cette nouvelle unité n'a plus de rapport avec le vivant.
    Le modulor est une notion architecturale inventée par le Corbusier en 1945. C'est une unité de mesure basée sur les proportion d'un être humain. Les dimensions du modulor lui permettent de mesurer tout espace destiné à l'Homme. Le mot modulor est composé de "module" et "nombre d'or" car les proportions sont fixées par le nombre d'or comme pour l'être humain.